• La Danse Voltige

    L'initiateur en a été Olivier Farge dans les années 90, dans les mouvances où sont apparues également la « danse verticale » et la « danse escalade ». Une discipline à part entière et spectaculaire. Avec son dosage séduisant de technique et de grâce, de vigueur, de souplesse et aussi de légèreté, la danse voltige est de plus en plus souvent intégrée à des spectacles.

    Une pratique complète que ce soit pour les danseurs et les débutants, dès 7 ans (quand l'enfant à suffisamment pris conscience de l'autre). Pour tous les corps et tous les âges : il y a peu de risques physiques, elle n'est pas nécessairement très athlétique... et comme on reste proche du sol, la sensation de vertige est rare.

    Nb : La danse voltige n'a qu'un lointain rapport avec la pratique de la voltige aérienne ou des tissus du cirque. Et malgré son nom, elle n'a aucun rapport avec la voltige équestre ou voltige en cercle !

     

    L'approche et l'enseignement de Sylvie Souvairan

    Sylvie Souvairan a été formée par Olivier Farges. Elle pratique et enseigne la danse voltige depuis 20 ans. Elle y associe d'autres pratiques d'expression comme la danse Contact Improvisation.

    « Cette pratique est très adaptée pour se lâcher progressivement dans l'espace à danser. Grâce à l'accrochage de la corde au niveau du centre de gravité, les danseurs peuvent aborder différents rapports à l'espace, alliant la détente, la précision, parfois l'acrobatie... Par un travail corporel en profondeur, on apprend à la fois à tenir et relâcher son corps. Le danseur concentré et conscient, restant souple et délié, peut réagir rapidement, aller dans différentes directions, se déplacer avec précision, délicatesse et faire appel à ses réflexes, son instinct, sa spontanéité.

    Le danseur va rapidement évoluer dans un cercle physique et dans un cercle de personnes. Il va les intégrer. Le danseur adapte instantanément sa vitesse à la vitesse des autres danseurs. La marche dans les cercles à plusieurs ramène l'expression à la communication. Les perceptions sont stimulées avec la contrainte de la corde. Ainsi se crée une dilatation de l'espace et du temps par la communion du choeur. Comme pour toute danse, le mouvement s'enrichit de la respiration individuelle et collective, d'une écoute fine...

    Comme dans les sports de glisse, l'élan, la gravité, les déplacements du poids génèrent le mouvement. Il n'y a pas de retour forcé à l'immobilité. Le danseur est souvent dans la situation d'accompagner le mouvement, de devoir finir un mouvement engagé. Un équilibre, bien que jamais statique, donne une suspension au temps. Les rythmes, naissant de l'articulation entre immobilité et mobilité, expriment des dynamiques et des qualités différentes des mouvements dansés. Dans le mouvement ambiant, le rythme devient porteur. Le dispositif de la corde et le port du baudrier induisent des contraintes qui deviennent créatrices. Une danse aérienne qui renforce les appuis et qui permet de s'extraire du sol, jouant avec le souffle. »

     

    « Quand on se concentre correctement on entre dans un état où l'on se sent voler. » (Zeami, premier grand maître du théâtre No - fin du XIVème début du XVème siècles )

     

     

    Être relié à une corde et se suspendre dans l’espace invite les danseurs à l’essentiel : respirer, se détendre, ressentir son corps, clarifier son intention, ses directions, ses mouvements.

    Danser et voltiger à plusieurs permet de vivre le chœur, de s’accorder dans les différents rythmes de la marche circulaire, les regards bien ouverts, les perceptions et les réflexes réveillés.

    La danse voltige sollicite la précision, la vivacité, l’engagement, la poésie. Bien qu’exigeante, elle procure un plaisir immédiat : la joie de s’élancer, de se balancer, de s’envoler, de goûter à l’espace, de prendre appui et de quitter le sol, de ressentir l’apesanteur.


     Stage de Danse voltige/danse improvisée

     

     

    DANSE VOLTIGE ET POESIE DU GESTE